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Les 205 et 206 à Quais du polar

par Danièle Mauffrey


Les 205 et les 206 participent à Quais du polar

La Région Auvergne-Rhône-Alpes a permis aux élèves de 205 et de 206 de participer au festival Quais du polar qui a lieu tous les ans au mois de mars à Lyon. En effet, la Région a financé une partie du transport à Lyon, l’achat du livre intitulé La tête sous l’eau, ainsi que la rencontre avec son auteur, Olivier Adam.
Dans les articles suivants, vous lirez le compte-rendu de cette journée passée à Lyon et deux critiques du livre d’Olivier Adam.
L’ensemble du travail que les élèves ont effectué à propos du roman d’Olivier Adam est également visible au CDI.

Bonne lecture et bonne visite !

Une journée à Quais du polar (compte-rendu de la journée par deux groupes d’élèves de 205 et de 206)

Le 29 mars 2019, nous avons passé la journée à Lyon et , le matin, nous avons pu rencontrer l’auteur du livre que nous avion lu : Olivier Adam. Nous avons ensuite participé à la grande enquête policière qui s’est déroulée l’après-midi.

La rencontre avec Olivier Adam

Pour son dernier livre, Olivier Adam, écrivain et scénariste parisien, nous a accordé une interview exclusive, à l’occasion du festival Quais du polar. Après vingt ans de carrière, son roman La Tête sous l’eau lui permet une nouvelle fois de nous faire part d’un sujet important à ses yeux, la solidarité familiale à travers les épreuves difficiles de la vie.

* Quel est le sens de ce titre ?
O.A. : Tous les membres de cette famille se retrouvent métaphoriquement la tête sous l’eau uite à la disparition de Léa. Les témoins d’enlèvement vivent pendant des mois dans un cauchemar qui les maintient dans le flou de la vie. Après le retour de Léa dans la maison familiale, les personnages font face à une adolescente complètement transformée.

*De quelle manière écrivez-vous vos livres ?
O.A. : Ils sont inspirés de ma vie ainsi que de celle de ma fille de 16 ans et de ses amis. Je n’ai pas spécialement de plan pour l’écriture de mes romans. Mes brouillons sont, la plupart du temps, assez différents du roman achevé. Je rédige l’histoire comme elle me paraît à l’instant où je l’écris.

*Nous avons remarqué une récurrence dans les prénoms de vos personnages, cela est-il intentionnel ?
O.A. : Les “Paul”, les “Antoine” et les “Jeff” incarnent tous un personnage avec les mêmes énergies physiques, même s’ils peuvent avoir des rôles différents selon le roman. Ils ont tous les mêmes valeurs. Par exemple, les “Antoine” incarnent la plupart du temps des petits frères inflammables et “borderline”. Les “Paul” me représentent dans les histoires. Les personnages principaux de mes livres sont toujours des adolescents tandis que les adultes ne sont que des seconds rôles.

*Pourquoi avez-vous choisi le surf comme sport emblématique dans ce roman ?
O.A. : J’ai vécu pendant plus de 10 ans en Bretagne, ce qui m’a inspiré puisque le surf est un sport courant sur les plages de cette région. La météo varie autant que les états d’âmes de mes personnges dans ce livre.

La grande enquête policière

La grande enquête est une enquête en ville afin de retrouver l’assassin d’un meurtre commis dans la ville de LYON. Pour mener cette enquête, nous avons exploré différents lieux comme le théâtre Odéon, la place Bellecour, la place Saint Paul... et nous avons dû découvrir des indices et éliminer des suspects. Plus nous avancions, plus nous nous rapprochions du coupable. C’est seulement à la fin que nous avons découvert le véritable meurtrier parmi les trois suspects.

Critiques de La Tête sous l’eau, d’Olivier Adam

- par un groupe d’élèves de 205

En Bretagne, non loin de Saint-Malo, Antoine, le narrateur de l’histoire, ses parents et sa soeur revenue de l’enfer, entament une reconstruction, auprès d’une mer tumultueuse, qui seule semble les apaiser. L’adolescence, ses premiers émois, mais aussi ses premiers drames sont évoqués dans ce roman. Le récit nous entraîne dans la tête de ces jeunes adultes épris d’amour et d’espoir.
Le livre comporte plusieurs points négatifs comme la longue attente entre les événements et l’absence d’enquête policière professionnelle menée par des détectives comme dans les romans policiers. Mais il comporte également des éléments positifs comme le langage moderne qui rend le texte actuel, ainsi que les points de vue d’adolescents, comme ceux d’Antoine et de Léa et la variété des personnages qui ont leur propre personnalité avec leur propre histoire. Différents thèmes sont abordés comme le viol, la disparition, le divorce et les problèmes courants d’un adolescent. Le livre comporte des scènes à suspense et les émotions éprouvées par le lecteur et qui sont omniprésentes sont la peur, le soulagement, la tristesse, la colère et la surprise.
En conclusion, si vous amez les histoires captivantes, que vous aimez les romans pour jeunes adultes et faciles à lire, La Tête sous l’eau, d’Olivier Adam est un livre pour vous.

- par un groupe d’élèves de 206

Le nouveau roman d’Olivier Adam, La tête sous l’eau, n’apporte rien de nouveau

La tête sous l’eau est l’histoire de la réapparition d’une adolescente après deux ans de calvaire. A son retour, elle retrouve sa famille déchirée. Elle n’est plus et ne sera jamais plus cette jeune lycéenne insouciante...

Les premiers chapitres sont longs et creux, de plus, pendant tout le livre, il n’y a pas beaucoup d’actions, ce qui rend le livre ennuyeux dès le début. Par ailleurs, le point de vue choisi par l’auteur est celui d’Antoine, le frère de Léa, ce qui ne permet pas l’approfondissement des sentiments de Léa. En outre, l’auteur privilégie la description de la relation entre les parents, au détriment de détails sur le narrateur. L’auteur souhaite donner l’impression d’un roman moderne adapté aux jeunes en intégrant un langage utilisé par les adolescents et en employant des références d’aujourd’hui, mais il ne fait qu’utiliser un langage grossier et vulgaire. Sans compter qu’il y a très peu d’informations sur l’enlèvement, c’est trop vague. De surcroît, l’intrigue n’a rien de particulièrement surprenant, c’est exactement ce à quoi on s’attend depuis le début. En effet, la chute est inexistante. Par conséquent, ce livre est prévisible, banal et finalement sans surprise.

En conclusion, ce livre n’est pas adapté aux lecteurs aguerris car il est pauvre en description, en action et en suspense. Néanmoins, les lecteurs inexpérimentés pourront apprécier ce livre.