Des élèves de 1ère membres du jury du Prix Kowalski des Lycéens

par Danièle Mauffrey

Le prix Roger Kowalski est un prix de poésie remis par la ville de Lyon depuis 1984. Cette année, pour la première fois, cinq classes de lycées de l’Académie s’emparent de la sélection pour décerner un Prix Kowalski des lycéens au recueil de leur choix, des élèves de 1ère du lycée de la Plaine de l’Ain font partie de l’aventure.
Dans le cadre de l’accompagnement personnalisé, ils travaillent sur la poésie contemporaine depuis la rentrée de septembre. Ils ont d’abord écrit des poèmes à partir d’oeuvres de différents poètes contemporains. En novembre, la sélection du prix Kowalski a été dévoilée, et les élèves ont assisté à une mise en voix de poèmes des différents recueils sélectionnés par deux comédiennes, Anne de Boissy et Alizée Bingollu au NTH8 à Lyon. Ensuite, ils ont lu les 7 recueils sélectionnés :
– Claude ADELEN, L’homme qui marche, Flammarion.
– Gabrielle ALTHEN, Soleil patient, Arfuyen.
– François CHENG, La vraie gloire est ici, Gallimard.
– Christophe DAUPHIN, Un fanal pour le vivant, Les Hommes sans épaules.
– Patrick LAUPIN, Le dernier avenir, La rumeur libre.
– Jérôme LEROY, Sauf dans les chansons, La Table ronde.
– Anne LORHO, Histoires de corps, Le Taillis Pré.
En janvier et février, ils ont travaillé sur la mise en voix des textes avec une intervenante : Christine Fusarelli.
Le 29 février, ils choisiront les deux recueils qu’ils préfèrent, puis, le 07 mars, deux élèves choisis par le groupe iront défendre leur choix à Lyon, où aura lieu le vote définitif pour désigner le lauréat.
Enfin, le 21 mars aura lieu, au NTH8, la remise du prix au lauréat.
à suivre !...

Quelques textes écrits par les élèves en début d’année :

Les Lumières de la nuit

Les lumières de la nuit
Dansent dans les cieux sans bruit.
Les lucioles folles volent

Loin du sol.

L’idéalisme doux, délivre de la douleur.
Les idées idéales fuient les horreurs.
Le bal des étincelles s’achève
A
v
e
c

le rêve…

Laura Ieropoli

LES MONTAGNES RUSSES

(d’après un poème de Charles Juliet)

Ses émotions la débordent jusqu’à la soulever de joie
La font tournoyer et rire,
La gaieté des jours passés à jouer
Dans une cour d’école,
Les jeux d’inventions,
Euphorie des nuits interminables
Au coin de la cheminée, à guetter son arrivée
Jusqu’au petit matin,
Les cadeaux de Noël, les sourires affichés sur chaque visage

Ses émotions la débordent et la mettent en charpie
Elle se défie des adultes et se mure dans le silence,
Cette angoisse à chaque cri ;
Séparation obligée,
L’effroi du noir de chaque nuit,
Insomnies répétitives, tristesse incomprise,
Changement de personnalité,
Remplacement imposé.

Bien être de la pluie qui tombe,
Surprise du paysage déguisé, les lumières illuminées,
Son regard sur mon visage caché.

Montagnes russes qui décollent, sa voix qui résonne,
Papillons qui s’envolent.

Doriane Salaün

Un souffle d’insouciance.

L’enfance, la démence, l’insouciance.
La méfiance, l’aisance, l’ignorance.

Le bonheur de sentir l’eau du ruisseau,
Glisser le long de ses pieds gelés,
Les après-midi d’été.

La peur pétrifiante du noir,
Quand les lumières s’éteignent le soir,
Et que l’imaginaire reprend le pouvoir.

L’impatience à la fois joyeuse et exaltante,
De se lancer les yeux fermés,
Dans le manège inévitable de la vie.

Clem

Tu es l’infinité

Tu es l’infinité que je veux rattraper.
Tu es cette lueur, immense clarté.
Je peux t’apercevoir, entre rives et marées
Sur cette plage blanche, où tu es libéré.

J’admire, passionné ; je te regarde, possédé.
Je te suis. Loin de toi sous ces étoiles errantes
Je ne peux constater que d’autres t’ont regardé
Je ne peux m’approcher de ta force vivante.

Oui, il est vrai, je ne puis donc te comparer
Puisque tu es le ciel et que je suis rocher.
Denis

Lorsque les éléments

Lorsque les éléments se déchaîneront,
Que le ciel sera tellement sombre,
Que la pureté de nos âmes se perdra dans les ténèbres,
Et que les élucubrations de nos esprits
Seront devenues insupportables
Nous oublierons tout ce pour quoi nous avons vécu autrefois,
Pour qui nous nous sommes battus
Et tout redeviendra poussière,
Comme si rien n’avait jamais existé,
Faisant de nous des êtres de tous sentiments
Annonçant le malheur de nos amours déchues.

Maïlys

Variations silencieuses

(d’après un poème de JF Deniau)

Trois choses que je veux
Trois choses
Les paroles du vent
Le silence qui n’a pas de mots
Celui qui me comprend d’un regard

Trois choses que je veux
Une que je désire
Un monde meilleur
Un monde meilleur
Un monde meilleur où le silence épouse le sens

Sofian